-BUTEMBO : VILLE MORTE PARTIELLEMENT RESPECTÉE, LES GRANDES ENTREPRISES FERMÉES, Par KAMBALE MATONDI GRACE, Butembo, 16 octobre 2026.
La journée ville morte décrétée ce jeudi à Butembo a été partiellement respectée. Constat sur le terrain : les grandes entreprises ont gardé portes closes, tandis que les petits commerçants ont fermé sous la pression de la peur.Dès les premières heures, les banques et les maisons de télécommunications sont restées fermées. Les grandes maisons de commerce du centre-ville n’ont pas ouvert non plus. Chose curieuse, certains garages ont également fermé leurs portes, un fait inhabituel.
Nous avons interrogé trois personnes sous anonymat.
Témoignage 1 – Un parent : « Mon enfant a été refoulé de l’école ce matin. La direction craignait des représailles suite à la tension d’hier. On a demandé aux élèves de rentrer chez eux. »
Témoignage 2 – Une vendeuse de bananes : « Si je ne vends pas aujourd’hui, mes produits vont pourrir. C’est une perte pour nous. On comprend l’action, mais ce sont les petits vendeurs qui souffrent le plus. »
Témoignage 3 – Un vendeur de friperie : « Je n’ai pas fermé par conviction, j’ai fermé par crainte de représailles. Quand tout le monde ferme, si tu ouvres seul, tu es vu comme un traitre. »
Sur le terrain, les éléments de l’ordre ont été visibles dans les points chauds de la ville pour prévenir tout débordement. Aucun incident majeur n’a été signalé jusqu’en fin d’après-midi.Une ville morte à deux vitesses : suivie par ceux qui le peuvent, subie par ceux qui vivent au jour le jour.

KAMBALE MATONDI GRACE.