NORD-KIVU/ MORT DE DEUX EDITIANTS.

NORD-KIVU : en route pour Kisangani, deux étudiants tués par des hommes armés après la suspension des cours.

La suspension des activités académiques dans plusieurs établissements publics d’enseignement supérieur et universitaire au Nord-Kivu et au Sud-Kivu continue de bouleverser le parcours des étudiants. Deux d’entre eux, qui se rendaient à Kisangani pour poursuivre leurs études, ont été tués par balle par des hommes armés non autrement identifiés, à quelques mètres de Hombo, selon plusieurs sources concordantes.Les victimes sont identifiées comme Socrate Nkuba, étudiant en deuxième année de licence en droit (L2), et Laurent Vainqueur, inscrit en troisième année de doctorat (Doc3). Deux conducteurs de motos auraient également été tués lors de cette attaque. Selon les informations rapportées, les corps des victimes auraient été transportés dans des sacs. Les circonstances précises de ce drame restent à clarifier.Ces étudiants avaient pris la route de Kisangani dans l’espoir de poursuivre leur formation, à la suite de la suspension des cours décidée par le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI). À Goma, une reprise académique toujours difficile.

Sur le terrain, à Goma, plusieurs établissements concernés par cette mesure n’ont pas encore retrouvé un fonctionnement normal. La faible présence des étudiants figure parmi les difficultés qui entravent la reprise effective des activités académiques.Cette situation place de nombreux jeunes devant un choix difficile : attendre une reprise normale des cours ou chercher d’autres possibilités pour ne pas compromettre leur année académique. Pour certains, cela implique de quitter leur ville et de rejoindre d’autres provinces, avec les risques que peuvent comporter de tels déplacements dans le contexte sécuritaire actuel. L’avenir académique des jeunes en question. La mort de ces étudiants met en évidence les conséquences humaines que peut entraîner la perturbation prolongée de l’enseignement supérieur dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au-delà de l’interruption des cours, cette situation affecte les projets d’avenir de nombreux jeunes, contraints de réorganiser leur parcours dans des conditions difficiles. Alors que les familles attendent des réponses sur les circonstances de cette attaque, la question de la continuité de l’enseignement supérieur reste préoccupante. La sécurité des étudiants et les conditions d’une reprise effective des activités académiques constituent désormais des enjeux majeurs. Les autorités compétentes sont attendues pour faire la lumière sur cette attaque et préciser les mesures envisagées pour permettre aux étudiants de poursuivre leur formation dans des conditions sécurisées.__________________

La rédaction.

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