RDC / HAUT UELE : EBOLA.

Ebola en RDC : un député dénonce une utilisation présumée irrégulière des fonds de la riposte au Haut-Uélé.

La gestion des ressources destinées à la riposte contre l’épidémie à virus Ebola dans la province du Haut-Uélé suscite des interrogations au sein de l’Assemblée nationale. Lors d’une intervention en plénière, un député national a dénoncé ce qu’il présente comme une utilisation irrégulière de fonds destinés notamment à la sensibilisation communautaire contre Ebola.Selon cet élu, plusieurs zones de santé du Haut-Uélé sont touchées par l’épidémie, notamment dans les territoires de Wamba, Rungu et Watsa ainsi que dans la ville d’Isiro. Il estime que l’implication des communautés est essentielle pour renforcer la riposte.« _Les communautés non associées ne comprenaient pas et devenaient même des obstacles à la riposte_ », a-t-il déclaré, en expliquant que les autorités sanitaires avaient décidé de renforcer l’approche communautaire. Dans cette stratégie, les députés nationaux devaient notamment servir de relais auprès de leurs électeurs afin de sensibiliser les populations et de favoriser leur collaboration avec les équipes de riposte. Cependant, le député affirme qu’un groupe de parlementaires aurait utilisé une partie des fonds destinés à cette sensibilisation pour des primes et des frais liés à une mission effectuée dans le Haut-Uélé. Il soutient que cette mission avait déjà été prise en charge par le gouvernement provincial, notamment concernant les billets de voyage ainsi que certains frais de déplacement et de représentation. Selon lui, plusieurs territoires n’auraient par conséquent pas reçu les ressources prévues pour les activités de sensibilisation communautaire. Face à cette situation, le député annonce son intention de saisir les instances judiciaires compétentes afin que la gestion de ces fonds soit examinée. Il évoque également la possibilité que le Bureau de l’Assemblée nationale et le comité de sages se saisissent du dossier. Les accusations formulées lors de cette intervention restent toutefois à vérifier par les instances compétentes. Une éventuelle enquête devra permettre d’établir la destination exacte des fonds concernés et de déterminer les responsabilités, le cas échéant.___________________

Christelle Omoyi.

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