JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX.

Journée de la paix : au Nord-Kivu, une responsable plaide pour renforcer le leadership des femmes.

La construction d’une paix durable au Nord-Kivu passe aussi par l’implication des femmes dans les décisions et par leur autonomisation économique. À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce lundi 21 Septembre 2026, Madame Zafar, responsable au sein de l’organisation Resilience Action International, appelle à renforcer la participation des femmes dans les initiatives liées à la paix.Pour elle, les femmes ne doivent pas seulement être considérées comme des bénéficiaires des actions de paix. Elles doivent également prendre part aux espaces où se discutent et se décident les questions liées à l’avenir de leurs communautés._«On doit impliquer les femmes dans les assises de paix, les associer dans toutes les activités liées à la paix »,_ plaide Madame Zafar.Elle estime également que la participation des femmes doit s’accompagner d’un accès réel aux postes de responsabilité. Selon elle, leur présence dans les instances décisionnelles permettrait de mieux prendre en compte leurs expériences et leurs préoccupations._«On doit donner aux femmes des postes décisionnels pour qu’elles se sentent valorisées et considérées »_, souligne-t-elle.Au-delà de la participation aux processus de paix, Madame Zafar met l’accent sur l’autonomie économique des femmes et des jeunes filles. Elle considère que la création d’activités génératrices de revenus et d’opportunités économiques stables peut contribuer à renforcer leur capacité à agir au sein de leurs communautés. Elle propose notamment de multiplier les formations professionnelles et de développer des programmes destinés à accompagner les femmes dans l’apprentissage du leadership._«On peut renforcer l’autonomie économique en créant des opportunités de revenus stables pour les femmes et les jeunes filles. Mais aussi, on peut initier des formations professionnelles en les accompagnant dans des programmes de leadership »_, explique-t-elle.Pour cette responsable de Resilience Action International, la question du rôle des femmes dans la paix ne devrait donc pas être limitée aux journées commémoratives. Elle doit également se traduire par des actions concrètes permettant aux femmes d’acquérir davantage de moyens et de responsabilités dans leurs communautés. Dans une région comme le Nord-Kivu, où les populations restent confrontées aux conséquences des conflits et aux déplacements, elle estime que l’expérience des femmes et leur capacité de résilience doivent être davantage prises en compte dans les efforts de paix._«La paix en Nord-Kivu ne pourra pas se construire durablement sans la voix de la femme, la résilience et le leadership féminin »_, conclut Madame Zafar. À travers cet appel, elle invite ainsi les acteurs engagés dans la recherche de la paix à considérer la participation des femmes non comme une présence symbolique, mais comme un élément des processus de décision et des initiatives visant à renforcer la résilience des communautés.

Christelle Omoyi.

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