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Découverte : l »actrice IA Tilly Norwood, créée par un algorithme, s’apprête à tourner son premier long-métrage. Générée à 100% par un algorithme, l’actrice virtuelle Tilly Norwood va jouer dans son premier long-métrage, une révolution technologique qui séduit les studios mais provoque la colère d’Hollywood. C’est une première qui secoue le monde du cinéma. Tilly Norwood, une « actrice » entièrement virtuelle générée par intelligence artificielle, vient de décrocher le premier rôle d’un film de cinéma. Derrière cette prouesse technologique se cache une révolution commerciale pour les studios, mais aussi une menace existentielle pour les professionnels du secteur. Une comédienne virtuelle au réalisme bluffant.Physiquement, Tilly Norwood se présente comme une femme brune de 25-30 ans, conçue pour incarner le stéréotype de la « girl next door » (la fille d’à côté). Sans être averti de sa nature numérique, il est presque impossible de se rendre compte qu’elle n’existe pas. Son visage et son corps sont des composites générés à 100% par un algorithme créé par l’entreprise Zicoia. Intégrée en quelques clics dans un film, elle est capable d’interpréter des dialogues, de rire, de pleurer ou de jouer la comédie. Après des apparitions dans des clips tests et sur son propre compte Instagram, elle s’attaque désormais au grand écran avec le long-métrage « Misaligned » (« Désalignée »), une comédie qui traite précisément d’intelligence artificielle. Si le film fera appel à un réalisateur, des scénaristes et des monteurs humains, l’IA interviendra à chaque étape de la production. Une comédienne virtuelle au réalisme bluffant. Physiquement, Tilly Norwood se présente comme une femme brune de 25-30 ans, conçue pour incarner le stéréotype de la « girl next door » (la fille d’à côté). Sans être averti de sa nature numérique, il est presque impossible de se rendre compte qu’elle n’existe pas. Son visage et son corps sont des composites générés à 100% par un algorithme créé par l’entreprise Zicoia. Intégrée en quelques clics dans un film, elle est capable d’interpréter des dialogues, de rire, de pleurer ou de jouer la comédie. Après des apparitions dans des clips tests et sur son propre compte Instagram, elle s’attaque désormais au grand écran avec le long-métrage « Misaligned » (« Désalignée »), une comédie qui traite précisément d’intelligence artificielle. Si le film fera appel à un réalisateur, des scénaristes et des monteurs humains, l’IA interviendra à chaque étape de la production.Elle est modifiable physiquement à volonté (vieillissement, prise de poids) en quelques clics. Et il y a zéro conflit d’agenda, zéro négociation de salaire et aucun risque de scandale dans la presse people. Pour un studio, cette technologie offre surtout la possibilité de posséder intégralement et exclusivement sa propre vedette. Colère et fronde à Hollywood: une menace existentielle. Depuis son apparition l’année dernière, Tilly Norwood suscite une vive polémique au sein de l’industrie du cinéma. De véritables stars d’Hollywood, à l’image d’Emily Blunt, se sont emparées du sujet et menacent désormais de boycotter tous les projets et acteurs du secteur qui feraient appel aux services de cette IA.L’un des plus importants syndicats d’acteurs a également publié un communiqué officiel pour s’opposer fermement au « remplacement des artistes humains par des artistes synthétiques ». Pour la profession, le danger est immédiat, notamment pour les seconds rôles et les figurants, particulièrement faciles à remplacer.Ce sujet sensible rappelle les grandes grèves qui ont paralysé Hollywood en 2023. Bien que des garde-fous aient été obtenus à l’époque, les frontières continuent de bouger. L’IA s’impose de plus en plus en post-production pour corriger un plan manquant ou modifier un arrière-plan.Pour le réalisateur Claude Lelouch, membre du jury d’un festival de films IA, l’outil a ses limites mais reste utile: » _Ce qui fait un artiste c’est sa part d’imagination. Je ne pense pas que l’intelligence artificielle aurait pu traiter mes films comme je les ai traités. Sans doute en revanche aurait-elle pu me faire gagner du temps._ « De son côté, le géant Netflix travaille déjà sur un studio interne destiné à créer des courts-métrages d’animation en utilisant l’IA générative. Si le remplacement total des têtes d’affiche reste débattu, l’usage de l’IA pour doubler des cascades ou remplacer des figurants est en passe de se généraliser. Quel public pour des acteurs sans émotions? Une question demeure: les spectateurs sont-ils prêts à regarder des acteurs virtuels? Si la curiosité peut jouer à court terme, les études démontrent que la valeur d’une œuvre diminue aux yeux du public dès lors que celui-ci sait qu’elle a été générée par une IA. Les spectateurs valorisent avant tout l’intention artistique, l’émotion et l’histoire humaine. Dépourvue de vécu, une IA est souvent perçue comme froide et artificielle.Norwood est une personne virtuelle, imaginée par la Néerlandaise Eline Van der Velden et produite par le studio Xicoia. Sa 1ère apparition publique a eu lieu lors du festival du film de Zurich en septembre 2025.———-

Lu sur Le Progrès, par Rochereau Kighoma

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