NORD-KIVU/ GOMA : EDUCATION.

Nord-Kivu : des élèves de Goma en ligne onze pour leur école.

Malgré les vicissitudes que traverse la population gomatracienne, les parents continuent de se plier en quatre pour la scolarisation de leurs progénitures, question de les préparer à affronter l’avenir. Entre faiblesses imposées et absences d’occupations rentables, il faut trouver de quoi envoyer les enfants étudier. Ceci et cela impactent négativement négativement le cursus scolaire. De nos jours, sont rares qui empruntent les bus de l’école, sinon les moyens privés. Pour la plupart, on se contente de prendre le ligne onze. Ce que certifie Elisabeth Karambura, élève à Goma._ »La vie à Goma est devenue fade, les parents en souffrent, nous les élèves, aussi. Chaque jour, je parcours près de 27 km à pieds. Pas facile. Je crois justifier comme ça pourquoi j’ai redressé même à l’école. »_Ces déplacements à pieds s’effectuent bien par nécessité economique pour éviter les frais de transport._ »Autrefois, l’on pouvait se greffer à un moyen de déplacement d’un voisin ou d’un parent du condisciple. Ce qui n’est plus le cas, aujourd’hui. Tout le monde, presque, a adopté pour la ligne onze, disponible partout et à chaque que l’on veut »_, raconte Patient Murekatete, un autre élève de la place.Faire la ligne onze tous les jours pour sa propre formation ne devrait pas constituer un problème. Sauf, en République démocratique du Congo, une réalité difficile et frustrante attend ; elle touche une immense majorité de jeunes diplômés. En effet, le marché du travail actuel n’arrive pas à résorber les milliers de diplômes qui sortent chaque année des universités et des écoles.————–

Rochereau Kighoma.

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